Rebozo : un soin rituel autour du lien et de l’amour
- Anne BUFFARD

- il y a 17 heures
- 4 min de lecture
Il y a des rendez-vous qui ne ressemblent à aucun autre.
Des rendez-vous qui naissent d’une histoire déjà partagée, d’une confiance construite au fil des années, de plusieurs naissances accompagnées, de paroles déposées, de silences aussi.
Et puis, parfois, la vie nous amène à nous retrouver autrement.
Il y a quelques jours, j’ai reçu ce message d’une femme que j’ai eu la chance d’accompagner pour la naissance de ses deux enfants, et à qui j’avais déjà proposé deux soins Rebozo :
« Je viens de perdre ma petite mamie et je crois qu’un petit soin rituel autour du lien me fera beaucoup de bien… »
Ses mots m’ont immédiatement touchée.
Parce qu’elle ne cherchait pas simplement un soin.
Elle cherchait un espace pour honorer un lien.
Un espace pour prendre le temps de ressentir ce que cette relation avait représenté pour elle, ce qui demeurait encore vivant malgré l’absence, et peut-être déposer doucement ce qui avait besoin de l’être.
Alors, nous avons imaginé un soin sur mesure
Le Rebozo est souvent associé aux passages, aux transformations, aux périodes de bouleversement.
On pense particulièrement au post-partum, à la maternité, aux changements de vie.
Mais le rituel peut aussi accompagner d’autres passages.
Une séparation.
Un deuil.
La fin d’une étape.
Un changement intérieur.
Ou simplement le besoin de marquer un moment important.
Pour elle, il ne s’agissait pas de « tourner la page ».
Il ne s’agissait surtout pas d’oublier.
Il s’agissait de faire une place à ce lien autrement.
Alors j’ai imaginé un soin qui mêlerait la présence, le toucher, le Rebozo et un temps rituel autour de sa grand-mère.
Un soin dans lequel elle pourrait venir avec son histoire, ses souvenirs, ses émotions, ses larmes peut-être, mais aussi tout l’amour qui existait entre elles.
Le Rebozo comme un geste d’enveloppement
Dans le soin, le Rebozo vient entourer.
Bercer.
Soutenir.
Contenir parfois.
Il permet de revenir aux sensations, au corps, à ce qui est là, maintenant.
Le tissu devient comme une présence autour du corps.
Une manière symbolique de dire :
« Tu peux te déposer ici. Tu n’as rien à porter pendant quelques instants. »
Dans un moment de deuil, lorsque tout peut sembler un peu désorganisé à l’intérieur, cet enveloppement peut offrir une sensation simple et précieuse : celle d’être tenue.
Pas pour empêcher la peine.
Mais pour pouvoir la traverser avec douceur.
Puis vient le temps du rituel
Je crois profondément à la puissance des rituels.
Pas parce qu’ils effacent ce qui fait mal.
Mais parce qu’ils permettent de mettre du sens là où les mots ne suffisent plus toujours.
Nous avons pris le temps de parler de sa grand-mère.
De ce qu’elle représentait.
De ce qu’elle lui avait transmis.
Des souvenirs qui faisaient sourire.
De ceux qui faisaient monter les larmes.
Des gestes, des paroles, des habitudes, des petits détails qui racontent parfois une vie entière.
Et puis nous avons créé un espace pour célébrer le lien.
Parce qu’un lien d’amour ne disparaît pas nécessairement avec la mort.
Il change de forme.
La personne n’est plus là de la même manière.
Mais ce qui a été vécu demeure.
Dans une mémoire.
Dans une phrase que l’on continue d’entendre.
Dans une recette.
Dans une façon de regarder le monde.
Dans un geste transmis.
Dans une valeur.
Dans une partie de nous qui s’est construite au contact de l’autre.
Célébrer plutôt que seulement dire au revoir
Ce soin était finalement une invitation à regarder le lien dans toute sa richesse.
À reconnaître la peine, bien sûr.
Mais aussi à laisser une place à la gratitude.
À l’amour.
À la transmission.
À tout ce qui continue.
Parce qu’un rituel peut permettre cela :
honorer ce qui a été, accueillir ce qui est et reconnaître ce qui demeure.
Le Rebozo est venu accompagner ce chemin avec sa douceur, son mouvement et son enveloppement.
Et moi, j’étais simplement là.
Présente.
À l’écoute.
Sans chercher à réparer.
Sans chercher à faire disparaître la tristesse.
Parce que certains chagrins n’ont pas besoin d’être réparés.
Ils ont besoin d’être accueillis, entourés et traversés.
De la naissance au deuil, accompagner les passages
Cette rencontre m’a aussi rappelé pourquoi j’aime tant mon métier de doula.
Depuis 13 ans, j’accompagne des femmes dans des moments de transformation profonde.
La grossesse.
La naissance.
Le post-partum.
Les grands bouleversements de la maternité.
Mais au fond, mon rôle est peut-être toujours le même :
être là dans les passages.
Dans ces moments où quelque chose se termine et où quelque chose d’autre commence.
Dans ces moments où l’on a besoin d’un espace pour déposer ce que l’on vit, sans avoir à être forte, sans avoir à aller bien, sans avoir à savoir exactement ce dont on a besoin.
Parfois, accompagner, c’est simplement offrir cet espace.
Et parfois, comme ce jour-là, c’est inventer ensemble un rituel qui ressemble profondément à la personne que l’on accompagne.
Un soin unique.
Pour une histoire unique.
Pour un lien unique.
Et pour rappeler, tout doucement, que même lorsque quelqu’un nous quitte, l’amour qui a été partagé peut continuer à vivre en nous.
Pour me contacter : 0647815899
Pour plus d’information sur mes propositions avec le rebozo :
Vous ressentez le besoin de prendre soin de vous, de célébrer un passage de votre vie, de vous faire accompagner ?


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